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Au Kalimera, Konstantinos a du camarade plein la bouche

17 mars 2015 - 18:49

Un de nos sponsors mis à l'honneur dans la dépêche...

«Pas de souci, camarade, j'arrive. Tu t'installes, je suis à toi dans cinq minutes, camarade». Le patron du «Kalimera», un bar du quartier Arnaud Bernard qui ne paye pas de mine, a du «camarade» plein la bouche. C'est simple, Kostantinos Mavreas en met dans toutes ses phrases.

«On est tous des companeros. On a tous la même obsession : se battre contre le fascisme et le capitalisme», lâche-t-il avec son accent hellénique à couper au couteau. Né il y a 52 ans à Athènes, de père et mère grec, Kostantinos Mavreas ne l'a jamais vraiment perdu.

Pourtant, c'est en 1987 qu'il suit sa femme, originaire de Colomiers, dans les rues de la ville rose. Ses premiers pas, il les fait entre les tables d'un restaurant grec, installé à Esquirol près du «Père Léon». En 2007, «Kostas», comme l'appellent les habitués de l'estaminet, laisse son établissement et prend la codirection du «Kalimera».

Le long des tables, sur les murs faits de bois agglomérés, sont placardées des dizaines d'affiches. Toutes de mouvements de gauche.

«Mon père m'a laissé un bon héritage, il était communiste et athée. Il me disait : si tu vois une église, tu y jettes un caillou dessus», se souvient-il en esquissant un large sourire.

C'est simple, derrière ses lunettes, Kostantinos Mavreas rigole tout le temps. Quand il n'amuse pas, il sert les verres que lui commandent ses clients. Son engagement politique a très vite été connu à Toulouse.

Les premiers à avoir mis les pieds au «Kalimera» sont les membres des Jeunesses communistes (JC). «C'est eux qui nous ont fait découvrir cet endroit. Depuis, on y vient boire l'apéro, on y fait quelques réunions», explique Odile Thouron, militante du Parti communiste et candidate aux départementales sur le canton Toulouse 3.

«Il y a de tout ici : des communistes, des marxistes, des léninistes… Le bar est aussi le siège des gentils organisateurs du rugby étudiant toulousain, les Gorets et les Gorettes», lâche Kostantinos Mavreas en montrant un petit cochon enchaîné au mur. Il poursuit : «C'est facile, ici on sponsorise tout le monde… Sauf les cons». Quand on le questionne sur la situation en Grèce, il soupire et perd son sourire.

«La victoire de Syriza est une bonne chose. Mais, je reste sur mes gardes, avec Merkel et son gouvernement, on ne sait jamais. Je préfère ne pas y penser, le temps fera son travail».

Fabrice Vironneau

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